Les prix de transfert : définition et enjeux
Les prix de transfert désignent les prix pratiqués entre sociétés d'un même groupe implantées dans différents pays. L'enjeu est considérable : en fixant ces prix, le groupe répartit ses bénéfices entre les juridictions, et donc l'impôt payé dans chaque pays. À Lille, carrefour économique entre la France, la Belgique et le Royaume-Uni, les questions de prix de transfert sont quotidiennes pour de nombreuses entreprises.
Me Pirlet, avocat en fiscalité internationale à Lille, ancien directeur fiscal de groupe, accompagne les entreprises dans la sécurisation de leurs prix de transfert et leur défense en cas de contrôle.
Le principe de pleine concurrence
Qu'est-ce que le principe de pleine concurrence ?
Le principe est simple : les transactions entre sociétés liées doivent être réalisées dans les mêmes conditions que si elles avaient lieu entre des entreprises indépendantes. Si une société française vend un produit à sa filiale allemande, le prix doit correspondre à celui qu'elle pratiquerait avec un client tiers.
Les méthodes de détermination
L'OCDE et l'administration fiscale française reconnaissent cinq méthodes principales :
Le choix de la méthode dépend de la nature de la transaction et des comparables disponibles. Un avocat en fiscalité internationale à Lille vous aide à sélectionner et documenter la méthode la plus appropriée.
Les obligations documentaires
La documentation locale
Toute entreprise française dont le chiffre d'affaires ou l'actif brut dépasse 50 millions d'euros, ou qui est détenue par une entité dépassant ces seuils, doit tenir une documentation de prix de transfert. Cette documentation comprend :
La déclaration pays par pays (CbCR)
Les groupes dont le chiffre d'affaires consolidé dépasse 750 millions d'euros doivent déposer une déclaration pays par pays auprès de l'administration. Elle indique, pays par pays, le chiffre d'affaires, les bénéfices, les impôts payés et les effectifs.
Les formulaires 2257 et 2258
Le formulaire 2257 (déclaration simplifiée des prix de transfert) concerne les entreprises dépassant les seuils. Le 2258 est relatif à la déclaration pays par pays. Les délais sont stricts et les sanctions en cas de défaut de production sont lourdes.
Les risques en cas de non-conformité
Redressements fiscaux
L'administration peut remettre en cause les prix pratiqués et requalifier les bénéfices. Les montants en jeu sont souvent considérables : des dizaines de milliers à plusieurs millions d'euros de redressements, auxquels s'ajoutent les pénalités et les intérêts de retard.
Pénalités spécifiques
Le défaut de documentation expose à une amende de 10 000 euros minimum, pouvant atteindre 5% des bénéfices transférés non documentés. Le défaut de déclaration CbCR est sanctionné d'une amende de 100 000 euros.
Double imposition
Le risque de double imposition est réel : si la France redresse les prix de transfert, les bénéfices sont imposés en France sans que l'autre pays ne diminue nécessairement son imposition. Les procédures amiables et la Convention d'arbitrage européenne permettent d'y remédier, mais les délais sont longs.
Comment sécuriser ses prix de transfert
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Contactez Me Pirlet pour une analyse de votre situation en matière de prix de transfert. Son expérience de 25 ans en fiscalité internationale et ses compétences multilingues (français, anglais, suédois, allemand) en font un interlocuteur de référence pour les groupes internationaux.
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Me Jean-Olivier Pirlet vous accompagne dans vos problématiques fiscales et juridiques.
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